26.2.08

Info deuche

Quelques nouvelles de la Deuche.

La deuche va bientôt retrouver son train avant tout neuf.


Elle pourra à nouveau parcourir le monde.





Expo à Brout-Vernet



Excellent week end, ce fut un festival super intéressant.
encore une fois, riche en rencontre et en partage.



Le site de l'association : http://pagesperso-orange.fr/dunregardalautre/index2.htm

Merci à tous






6.12.07

Coin lecture

Voici les guides que l'on a utilisé avant et pendant le voyage.

  • Le routard
  • Le grand guide de l'Islande chez Gallimard
  • Le guide Marcus sur l'Islande
  • la carte routière de L'Islande



7.11.07

Expo au Club Teli



Le 24 et 25 novembre nous avons exposé à nouveau quelques photos ainsi que la Deuche au forum des voyageurs organisé par le club TELI.

c'est à Seynod en Haute savoie.

Le programme est par ici

le site de l'association est

Encore plein de rencontres durant ces deux jours!
Ca donne envie de repartir !


1.11.07

Expo au Grand bivouac


Trois jours d'expo photos et de super rencontre au Grand bivouac d'Albertville le 26, 27 et 28 octobre 2007.

D'autres photos sur le blog des premiers pas de l'aventure : Ici


22.1.07

Video

Une petite video :

Sur la F208.


18.1.07

Budget

Quelques chiffres :

Durée du voyage : 40 jours
Kilomètres total (aller et retour ) : 7100 km dont prés de 4500 en Islande.
Quantité d'essence consommée : 500 litres.
Nuits dans le deuche : 31
Pannes : 2 crevaisons et deux feux arrière.
Vrai jours de temps pourris : 4

Cout total pour deux : 3200€

Dont :

  • 1000€ de bateau
  • 1200€ de depenses generale en Islande pour 3 semaines (bouffe, essence, camping...)
  • 1000€ pour la route aller et retour + depenses bateau et feroé

15.1.07

La carte

Le parcours



Les etoiles marquent nos etapes / bivouac.




Retour

Le retour.

Que dire, si ce n’est que la navigation est passée très vite, on a beaucoup dormis, lu, discuté.

Puis 2 jours de route pour faire les 1200km jusqu'à Lille.

On est arrivé tout juste à 20h à Cysoing pour aller se manger une planche et boire une bonne Bière dans l’estaminet de Jacky.

Amusant comme rien ne semble avoir bougé, alors que l’on à des milliers d’images dans nos têtes.

Pôônn pôônn pôônn !

Jeudi 31


Départ.

On passe les formalités d’embarquement, on récupère la TVA sur nos achats, puis on embarque la voiture pour rentrer chez nous.

Le voyage n’est pas vraiment terminé, il nous reste encore 3 jours de bateau devant nous, puis il faudra redescendre jusqu'à Lille déposer la deuche, puis Annecy.

Mais bon, les trois coups de corne de brume au départ du ferry nous font un petit pincement au cœur.

Bye-bye l’Islande, peut être à un de ces jours…

Dernier tour d'honneur !

Mercredi 30


Réveil tranquille, on profite à nouveaux du confort moderne offert par le camping, puis nos voisins Suisse vont nous obliger à plier bagages.

En effet, après avoir entrepris le nettoyage du camion, monsieur notre voisin entreprend la vidange des eaux usée et des wc du camion…dans un seau minuscule.

Autant dire que ça déborde de partout, et malgré toutes ses précautions et ses aller retour aux sanitaires pour vider son seau ridicule, l’odeur est pestilentielle.

On ira respirer le grand air autour du lac de Lagarfljot, puis plutôt que de brûler du carburant on part s’installer au camping de Seydisfjordur.

Il nous reste toute l’après midi pour visiter ce village et prendre conscience que l’on repart le lendemain.

On dépense nos dernières couronnes Islandaises en pâtisserie au nom parfois étrange.

Et surtout on essaye de profiter un maximum de ces derniers moments en Islande.


Km du jour : 150


Vent sur le Jökulsàrlon

Mardi 29


C’est avec le soleil que l’on se promène au bord du Jökulsàrlon.

Des phoques se baladent entre les blocs de glace bleutée, le vent rafraichit l’atmosphère.

Au risque de me répéter l’endroit est encore une fois impressionnant, non pas par la taille des blocs de glace (certains sont tout de même énormes) mais par la présence imposante des glaciers environnant.

On va trainer dans le coin durant une bonne paire d’heures.

Malgré tout, il reste pas mal de route et c’est vers midi que l’on redémarre le bolide.

L’objectif est de regagner un de ces campings gratuit annoncés dans notre guide, mais pour cela il va falloir rouler.

Ce serait simple s’il n’y avait pas ces bourrasques de vents qui sans cesse tentent de précipiter notre deuche dans la mer.

Je suis accroché au volant et les kilomètres passent lentement, la deuche fait des embardés de temps en temps.

Un coup de vent particulièrement violent manque de nous emporter le capot, arrêt d’urgence !

Je sors péniblement de la voiture pour aller chercher une sangle et fixer solidement ce capot en mal de liberté.

On attaque les fjörds, c’est pire !

Remonter le vent m’oblige à tomber les vitesses, troisième parfois la seconde, on double des cyclistes à pieds les cheveux à l’horizontale, des campings cars roulent avec mille précautions.

Avantage des fjörds, c’est qu’après le vent de face, on passe au vent dans le dos, youhou!!…ça carbure !

Ca reste dur pour le moral, la route est juste la en face de nous, à peine à 5 kilomètres, mais il va falloir contourner tout le fjörd pour y arriver, soit parfois 50km !

Un moment une possibilité de coupe s’offre à nous, une piste part sur la gauche et passe un col.

Son aspect nous fait penser à l’escalier venteux du seigneurs des anneaux, on renonce, préférant galerer sous le vent à terre plutôt que jouer les équilibristes sur cette route escarpée.

On finira par atteindre les campings que l’on à sélectionner, et l’on ira même jusqu’au dernier (sans prendre le nouveau tunnel, qui n’apparaissait pas sur notre carte arrggg !)

Visitant rapidement par la même occasion le village des pécheurs Français.

Le camping de Reydarfjördur est gratuit, douche chaude et salle pour cuisiner chauffée, c’est Versailles !

On se met à l’abri du vent derrière un énorme camion camping car Suisse il est aussi gros que le bloc sanitaire, mazette !

Ca fait du bien de se poser, il n’est pas loin de 20h.


Km du jour : 350

13.1.07

Eldgja !

Lundi 28


Allons donc voir cette fameuse faille d’Eldgja !

La F208 est réputée pour ses nombreux gués, on verra bien en chemin s’ils nous empêcheront ou non de passer.

Toujours est il que cette piste est assez agréable à parcourir, elle serpente entre les étendues herbeuse, s’enfonçant progressivement vers des paysages plus « volcanique ».

Les pentes sont parfois assez raides, mais la deuche poursuit vaillamment sa route.

Il n’y a quasiment personne.

On croise une coccinelle, nous en sommes pas surprit car ça fait quelque temps qu’on entend parler de ce couple d’Allemands qui comme nous on décidé de parcourir l’Islande a bord d’un véhicule réparable en toute circonstance.

On se fait signe de la main, et chacun poursuit sa route.

Arrive le premier gué, petit arrêt pour voir la profondeur.

Pas évident de juger, mais l’eau est claire et il ne doit pas y avoir plus de 40cm.

Se lancer est toujours un peu stressant, mais on passe.

Non sans fumée provenant du moteur et petite flaque au niveau du plancher.

L’univers devient plus minéral, et l’on arrive finalement sur le site d’Eldgja, mais ce coup ci il y a un « hic ».

Un gros gué nous barre la route, les Suzuki jimny qui le traversent ont de l’eau jusqu’aux phares.

J’ai bien repère un passage possible, au niveau de la reprise de courrant mais le fond caillouteux ne m’inspire pas, et n’oublions pas le bateau à prendre dans 3 jours.

La raison l’emporte, on mangera tranquillement puis on repartira en sens inverse en se contentant des paysages traversés

Le vent se lève au moment ou l’on retrouve la route 1.

Direction Skaftafell, pour une petite rando jusqu'à une cascade bordée d’orgues basaltique.

Ca fait du bien de se dégourdir les jambes.

Puis comme chaque soir, il faut décider du lieu de bivouac.

Etant donné que nous voulons profiter du jökulsàrlon demain, pourquoi pas y dormir ?

En chemin on rencontrera un Allemand fan de voiture atypique, il vient régulièrement en Islande à bord de son kangoo 4x4.

Ca fait quelques mois qu’il est là, c’est beau la retraite.

Arrivé dans les environ du Jökulsàrlon le vent est très fort, et la température est vraiment glaciale.

Le glacier est tout prés, et nous ne mettrons pas loin d’une heure pour trouver un endroit pour dormir pas trop venteux.

Finalement un chemin vers l’une des langues glacière du Oroefajökull fera l’affaire.

Le vent secouera la voiture toute la nuit.


Km du jour : 300

10.1.07

Route 1

Dimanche 27

Journée plage en perspective

Les alentours de Vik regorge de falaise a macareux, on y passera une bonne partie de la journée à observer les oiseaux puis c’est en se baladant sur la plage de sable noir de Vik que l’on a pus voir une baleine déambulant à une cinquantaine de mètres du bord.

Autant dire qu’on ne décollera pas rapidement de cet endroit.



La baleine s’etant eloignée, on remonte dans notre voiture pour rejoindre Kirkjubaerjarklaustur histoire de se ravitailler en boustifaille.

Demain le programme est de remonter vers la faille d’Eldgja on bivouaquera donc pas loin du départ de la F208 après avoir fait le tour de la route 204.


Km du jour : 170












9.1.07

Cap au sud !

Samedi 26.


Il fait ultra moche, vent froid et pluie.

On pensait encore profiter du lieu, et bien on lèvera le camp pour reprendre la route.

Hélène et Isabelle font de même et prendront la F225 quelles ne connaissent pas.

Nous aussi on va reprendre la F225, c’est passé dans un sens ça repassera dans l’autre.

Sauf que la pluie à légèrement gonflée les cours d’eau, mais ça on y pensera pas tout de suite.

On retrouve nos gués de l’avant-veille, nos Française nous attendent à la sortie du plus gros, l’appareil photo à la main.

Sans même réfléchir on reprend la trajectoire de l’aller, direct au milieu du bassin.

La voiture semble peiner un peu, mais avance sans problème, quand d’un coup le régime moteur chute, visiblement le ventilateur est en train de prendre un bain.

Il nous reste 3 mètres a faire, j’appuis à fond sur l’accélérateur, le moteur reprend des tour, la ventilation souffle de la vapeur d’eau et le pare-brise est entièrement recouvert de buée.

On sort du gué, je jette un coup d’œil sous le capot, il y a de l’eau projetée partout mais ça ne semble pas affecter le fonctionnement général.

La photo est dans la boite en tout cas.

Sur la fin du parcours on bifurquera vers le mont Hekla, une piste sablonneuse nous mène au pied du volcan.

Son sommet est perdu dans les nuages, il fait toujours aussi moche.

Pour la peine on décide d’aller de retrouver la route 26 et de descendre sur Hella.

Arrêt piscine sur la route, ça va nous faire du bien, faut dire que la dernière douche date du Blue lagoon.

Brrr de l’eau à 30° la plus froide des piscines de notre voyage, heureusement deux hot pot a 38° et 42° permette de faire l’écrevisse.

Il est temps de prendre la direction du Sud, le bateau repart jeudi prochain.

En entame donc la route 1 qui longe la cote sud.

La cote sud diffère du nord, les glaciers remplacent les étendues herbeuses, la lande est aussi plus désertique.

Quelques cascades jalonnent notre route jusqu'à Skogar.

Le camping gratuit est
visiblement payant, on ira donc dormir au pied d’une langue glacière du Myrdalsjökull.

Franchement, même si c’est parfois galère pour trouver un endroit convenable, le camping sauvage permet réellement de s’imprégner de l’ambiance « Grosse nature bien brute » Islandaise.


Km du jour 180


Landmanalaugar

Vendredi 25


Le temps semble dégagé, nous n’avons finalement pas résisté à l’appel de la source d’eau chaude hier soir.

On est allé se baigner avant de se coucher, une heure assis dans une eau à 40° permet de bien dormir.

On recommande chaudement le la baignade dans la rivière d’eau chaude du Landmanalaugar, le monde en journée peut rebuter (on à testé pour vous : de minuit a 1 heures du mat, il n’y a presque personne) mais l’eau est d’une transparence impressionnante et la chaleur vraiment agréable.

Cette journée, on va la passer à la découverte du site, les couleurs ocres se mélange au mousse verte fluo et la coulée de lave d’obsidienne cache quelques famille de lagopède.

En principe on devait faire un bout du trek Landmanalaugar/Thorsmork, mais une tendinite au talon m’empêche de marcher convenablement.

Dommage, Aurèle était motivé pour randonner.

Je me demande d’ailleurs si cette tendinite n’est pas du a la position relevée de la pédale d’accélérateur de la deuche.

En tout cas ça me pourri bien la journée.

Sinon le site est vraiment superbe, On préfère tout de même Kjölur pour le coté paumé désertique, mais il ne faut pas non plus louper le landmanalaugar.

De retour à la deuche, on rencontre des photographes Français en reportage en Islande depuis 2 mois.

Ils nous apprennent qu’il y a eu une Aurore boréale au dessus de Stöng, juste sous nos têtes, et nous…On dormait !

Y a de quoi enrager.

En tout cas leurs photos sont magnifiques.

On retrouve aussi d’autres personnes que l’on avait rencontré sur d’autres sites durant les semaines précédentes, c’est amusant d’échanger nos impressions de voyage.

A croire que nous sommes sur un point de ralliement, mais j’aperçois au loin le 4x4 de deux Françaises, Hélène et Isabelle avec qui on à discuté longuement sur le bateau entre les Féroé et l’Islande.

Elles s’installent à coté de nous, s’en suit quelques heures de bavardage et d’apero, les cartes topographique déployées sur les tables.

Ps : ce coup ci les gardiens viendront nous faire payer la nuit.


Km du jour : 0

3.1.07

F225 !

Jeudi 24

Un bruit de moteur vient nous réveiller, ça tombe bien il est l’heure de se lever !

Des touristes Français, voyageant en camionnette camping car, décidément la France est rudement bien représentée cette année.


Au programme aujourd’hui : Le Landmanalaugar par la F225.

On quitte Stöng par une piste légèrement chaotique et au bout de 2 kilomètres on tombe nez à nez avec un bulldozer en train de niveler la piste.

Il nous laisse un peu de place pour le croiser, on escalade le bourrelet de terre puis on poursuit la route sur une piste d’aspect impeccable, mais tellement meuble que les roues s’enfonce et viennent heurter les cailloux fraîchement retournés.

Bref, c’est secoués comme des pruniers, que l’on poursuit la route.

On récupère la 26 puis on bifurque sur la F225 direction le landmanalaugar.

La piste s’enfonce dans un désert de cendres noire recouvert par-ci par-là de touffe de mousse verte fluo.


Le temps est plutôt maussade et nous verrons quasiment personnes.

Arrive le premier gué, petit temps d’arrêt, je descends pour évaluer la profondeur, ça a l’air tranquille.

La deuche passe sans souci.

Il y a un deuxième gué, qui normalement est plus costaud, espérons qu’on n’aura pas à rebrousser chemin.

Nous y voila, l’eau est très calme, mais trouble.

Je me motive pour y tremper les pieds, verdict : Pas plus de 30 cm !

Un 4x4 nous double, j’emboîte le pas, ça passe peinard.

Désormais plus rien ne devrait nous empêcher d’atteindre notre but.

Et c’est sous quelques éclaircies que l’on arrive au bord du lac Frostastaðavatn

Arrêt boustifaille, tranquille au bord de l’eau.

On arrive à l’embranchement avec la F208, une piste continue en face elle permet d’atteindre le lac Ljótipollur cependant elle semble grimper rudement.

On arrive au pied de la montée, en effet la pente est très raide, je passe la première et commence l’ascension mais sans élan les roues patine.

Marche arrière, je prend de l’élan le moteur vrombit et la voiture commence à gravir le mur, on ne vois que le ciel et arrivé à mi-pente les roues recommence à patiner, la voiture avance malgré tout, mais devient difficile à diriger convenablement et on commence un peu à flipper.

Coup de frein, on s’arrête, j’enclenche la marche arrière et laisse la deuche redescendre en contrôlant au frein, surtout ne pas se mettre en travers tonneau assuré.

Fini de jouer, on arrive sur le site du Landmanalaugar, on traverse le premier gué et décidons de ne pas traverser le suivant.

On etablira le campement ici entre les deux gués, tranquille et loin de la foule du camping.

De plus le hasard fera que les gardiens ne passerons pas nous voir, pensant que la deuche est juste garée camping gratuit pour nous aujourd'hui !

Demain on reste la pour decouvrir le site.


Km du jour : 70

Kaldidalur

Mercredi 23


Kaldidalur nous voici !


La 550 qui traverse la vallée froide nous attend, cette piste passe entre les glaciers Ok et Geillandsjökull et Porisjökull.

Le paysage est particulièrement austère, et la vue sur les faces bleutées des glaciers est superbe.

Encore un fois l’ambiance désert reste unique.

Nous rencontrons un minibus de Français, on discute un peu, la deuche étonne toujours.

La route 52 prolonge la 550 et nous emmène au Pingvellir.

Petite visite su site, on profite d’un peu de ciel bleu pour mettre les carnets a jours.

Le coté historique du site est intéressant, il faut s’imaginer les différents clans qui se réunissaient là pour discuter des nouvelles lois.

La journée avance, on reprend la route sous les averses.

On décide d’aller dormir du coté de la ferme de Stöng, l’endroit est agréable, et désertique.

On atteint le site après 5 km de pistes, il n’y a personne.

On établi notre bivouac ici.

Petite visite de la ferme, puis popote et au lit !

Pas un bruit, pas un chat, personne à l’horizon, on s’imagine vite être les derniers survivants d’une catastrophe.

Mine de rien on inventerai rapidement des situations angoissante au milieu d’un tel paysage.

On est pas vraiment seul, il y a de belles aurores boréale pour nous accompagner dans notre sommeil (mais ça on l’apprendra que quelques jours plus tard..arrg !)


Km du jour : 230

Crevaison !

Mardi 22


Retrouvaille avec le renard de la veille, Pas farouche la bestiole.

On part vers l’ouest, direction le bout de la péninsule.

Un petit arrêt pour voir une source naturelle gazeuse (qui ne coule pas) nous fait gagner le droit de changer une nouvelle fois une roue arrière.

Le « psshhh » que l’on entent ne provient pas de la source !

Changement de roue et début du stress, nous n’avons plus de roues de secours, il reste bien des chambres à air, mais la pluie qui commence a tomber ne donne pas envie de créer un atelier réparation de pneus en plein air.

Changement de programme, plutôt que d’aller voir Arnarstapi, on bifurque vers Olafsvik.

Sur place on trouve un garage, les yeux rond et la mine joviale des meccanos en voyant la deuche signifie qu’ils n’en voient pas souvent.

Bientôt tous les meccanos sont autour de la voiture pendant que l’un répare les 2 roues crevées.

J’explique donc, le fonctionnement de notre étrange véhicule, l’atmosphère est détendue et l’on s’en sort pour 40€ de réparation, c’est honnête sachant que l’on a monopolisé le garage pendant une bonne heure.

Les roues remontées, la visite se poursuit sous un crachin et un vent épouvantable, on ne verra pas grand-chose de la péninsule.

Petit arrêt en bord de mer, le temps est vraiment trop pourri pour traîner.

On tente tout de même l’ascension de la piste qui mène au volcan Snaefellsjökull, la pente est raide et l’eau ruisselle sur la piste.

Le brouillard devenant de plus en plus épais, la décision tombe : Demi tour on change de région !

Et c’est après pas mal d’heure sur la route que l’on établie notre bivouac du soir devant la cascade de Barndfoss dans la région de Reykholt.

Le vent souffle fort, la deuche bouge sous les rafales.


Km du jour : 200

7.12.06

Blaa lonid !

Lundi 21


Réveil tardif, en sortant la tête de la voiture je distingue déjà 2 bus de garé devant l’entre du Blue lagoon. Zut ! Va y avoir plein de monde !

Tant pis, Auréle me motive et on se dirige vers cet endroit assez irréel : au milieu d’un champ de lave, il y a une étendue d’eau bleu flashi a 40° ainsi qu’une usine de géothermie qui crache des volutes de vapeur en arrière plan.

Passé la caisse et la douche obligatoire, c’est un vrai bonheur que de mijoter dans cette eau laiteuse pendant 2 heures.

Seule la faim est capable de nous faire sortir du bain.

De retour sur le parking nous rencontrons 2 autres Français qui voyage en stop, ils terminent leur périple et visiblement en sont content.

Pendant ce temps arrive Laurent, un autre Français que l’on a rencontré sur le bateau.

Naturellement nous allons passer une bonne partie de l’après midi a discuter, on ne se refait pas.

On quitte tout le monde, la route nous attend (pour Laurent c’est le Blue lagoon qui l’attend)

Et comme rouler ne nous fait pas peur, c’est en direction de la péninsule de snaeffelsness que nous mettons le cap.

Pour gagner un peu de temps on choisi de payer les 1000kr du tunnel qui passe sous l’Hvalfjördur plutôt que d’en faire le tour.

Le tunnel est en fait 2 pentes à 20% qui se rejoignent au milieu sous le fjord, la deuche peine dans la montée et les kilomètres passent lentement.

Mais finalement on atteint Borgarnes, commence alors la visite de la péninsule.

Les multiples bavardages de l’après midi on un peu retardé notre départ, on finit pas trouver un bivouac au milieu de la lave pour faire halte.

Et la surprise ! Au milieu du chemin un drôle de petit animal nous barre la route, ce que l’on a pris pour un gros chat au début est en fait un renard polaire.

Voyant que ses aboiements ne nous font pas peur, il s’enfuit vers son terrier quelque part au milieu des laves.

L’endroit est assez impressionnant pour dormir, il n’y a pas un bruit, c’est dingue comme on dort bien dans ce pay.


Km du jour : 190.

Allons au sud !

Dimanche 20


Il est 10h, il fait toujours beau, à croire que le temps pluvieux d’Islande n’est qu’une légende.

Nos voisins Islandais nous invite à un barbecue ce midi, on ne refuse pas ce sera l’occasion de sortir notre dernière bouteille de vin.

On partage donc leurs repas, comme il doivent reprendre la route dans l’après midi (et nous aussi) nous leurs offrons la bouteille de vin.

On apprend les mots Islandais des mets présent dans nos assiettes, on explique la suite du périple, et on se renseigne sur la difficulté de certaines pistes.

Arrive le moment de partir, nous allons descendre un peu au sud faire le tour de la péninsule de Reykjanes.

On fait nos adieux, et on reprend de nouveau la route.

On fait quelques tours en rond pour sortir de Reykjavik puis on finit par trouver la 2x2 voies qui nous mène vers Keflavik.

Il est déjà tard, quand on entame le tour de la péninsule.

On fait un arrêt pour faire un tour entre le continent Americain et Européen, puis je décide d’aller suivre une piste qui longe la faille.

On finira par s’ensabler, car la piste arrive au milieu des dunes (Aurel diras que je l’ai fait exprès, alors que je ne pensait pas trouver un sable aussi mou…)

Demi tour on retrouve la route un peu plus loin (après d’autres passages dans le sable) puis on continue notre visite au milieu de cet univers de lave et de mousse.

Passé Grindavik , la piste devient glissante mais elle nous emmène vers le lac Kleifarvatn le point de vue est sympa.

Passé le lac, on découvre une petite piste qui part sur la gauche, c’est la 428 et elle serpente entre les crêtes.

A faire au soleil couchant comme nous, l’ambiance est fantastique il n’y a personne.

Cependant il est déconseillé de s’y engager avec une petite voiture normale, certains endroits demande un peu de garde au sol.

La nuit tombe et on reprend la route en direction du blue lagoon, en route on rencontrera 2 Français avec leur yaris dans le décor.

La route est un vrai tapis de billes, et un les virages demande parfois beaucoup d’attention.

On viendra leur donner un coup de main, ainsi que deux Islandais qui passait par la.

Une marche arrière de pick up et l’affaire est jouée.

Comme d’hab. On passera une bonne heure à discuter, ils nous disent que c’est la troisième fois qu’ils nous croisent en 2 semaines, c’est vrai qu’on est bien reconnaissable.

On ne sait pas s’ils ont pus récupérer leur caution, la voiture ayant souffert.

Le voyage aurait pus se terminer aussi pour nous, un dos d’âne énorme est venu nous pourrir la fin de soirée lors de la traversée de Grindavik, je ne l’avais pas vu et c’est a 60km/h que l’on a franchit l’obstacle.

Les renforts de châssis on tenus le coup, heureusement d’ailleurs ! Mais un léger affaissement coté gauche m’oblige à régler la hauteur de caisse pour corriger le défaut.

On décide de dormir sur le parking du Blue lagoon, pour aller se baigner demains à la première heure.


Km du jour : 150

Reykjavik !

Samedi 19


Journée de la culture à Reykjavik, et comme il fait beau ou passe la journée à flâner au milieu des gens et des ruelles.

Il y a des concerts partout, les rues sont bondées.

On est impressionné par l’implication des enfants dans les différents concerts et spectacles de rue que nous voyons.

Des groupes d’enfants jouent du rock sur de grande scène, le plus sérieusement du monde alors que d’autres réalisent des demos de hip-hop avec sono et DJ.

La ville est agréable, il y a beaucoup de petites boutiques sympas, pas mal de fringues (les prix ne sont pas à notre portée)

Cette journée « carte blanche » fait du bien, après 18 jours de déplacement permanent.


On terminera la journée en dégustant une tisane en regardant le feu d’artifice depuis le camping.















26.11.06

Sud ouest !

Vendredi 18

Toc toc toc ! Visiblement le gérant est plus matinal que nous.
On frappe aux fenêtres arrières de la 2cv, j’ouvre et c’est la gérante du camping qui m’accueille avec un « godan daginn, how many people are sleeping in the car ? »
Je repond « two people, avec mon accent de Français pas réveillé »
Elle répond « it’s 1000 Kronur ».

Bon ok je sors de la voiture pour chercher la monnaie sur la banquette avant, je paye et j’attends patiemment que Lillie se lève à son tour.
Le camping est juste à coté d’une chute d’eau, et pendant qu’Auréle émerge de son sommeil j’observe le ballet des bus touristique.
C’est assez amusant à voir.
Les bus arrivent à intervalle régulier, s’arrêtent devant l’escalier qui mène au point de vue sur la chute d’eau, tout le monde descend du bus l’appareil photo à la main dans un brouhaha de « Hooo ! », « Nice ! », « Magnifique !» et autre langue…
Les gens regarde le paysage et prennent une photo, puis remonte dans le bus attendant que tout le monde remonte petit à petit…durée de l’arrêt : 3 minutes grand maximum.
On traîne un peu ce matin, et aprés avoir épluché le routard on décide d’aller piquer une tête à la piscine.
Mais pas n’importe laquelle, celle de Reykholt à l’écart de la route 32 tout au bout d’une piste poussiéreuse.
Vraiment étrange que de trouver une piscine au milieu d’une plaine de cendre.
Le prix d’entrer est un peu cher (800kr pour 2), cependant il n’y a personne et le cadre est vraiment chouette.
Eau à 35° provenant d’une source locale, et deux hot pot sont disponible (respectivement 40° et 44°)
Le gérant est un étudiant en « summer job », on discute sur l’étrange localisation de cette piscine, il nous explique que c’est uniquement parce qu’il y a une source.
Source qu’il nous fait visiter, cela ressemble à un bassin de 2 mètres de diamètre secoué par de gros bouillons à 80°, il abaisse l’eau à 35° pour la piscine et a 45° pour la douche.

La baignade ça creuse, on s’arrête un peu plus loin pour manger puis direction Reykjavik, en route pour la civilisation !
Et c’est après 2 heures de route que l’on arrive au camping, la circulation est bien plus dense, on sent que la plupart des Islandais habitent par ici.
Mais bon, ce n’est pas non plus la surpopulation, le camping est à 15 minutes à pieds du centre ville, et il n’y a quasiment pas de grands immeubles, les routes sont larges, bref il y a de l’espace.

Le camping de Reykjavik est une vraie ruche, on se gare dans la zone réservée au camping car, juste à coté d’un gros bedford Islandais.
On s’installe tranquillement, quand nos voisins attirés par la 2cv viennent nous voir.
Ils sont Islandais, et ne parle presque pas anglais, je baragouine des explications sur la voiture, Aurél pendant se temps va chercher notre dico franco/islandais.
Ils nous invitent boire le café a bord de leur camion, c’est clair qu’ils ont un peu plus de place que nous.
On discute tant bien que mal, mais on se fait toujours comprendre, au fil de la discussion Aurel parle d’une spécialitée Islandaise : Le requin faisandé.

Ils s'exclament et partent chercher quelque chose dans un des placards...Gloup's
Aurél dans son amour des langues etrangéres aurai t'elle fait un peu trop de zéle ? On tremble un peu à l'idée de gouter cette specialité que l'on imagine terrifiante.
Ouf ! On respire.. ils n'en n'ont pas ils preferent largement le poisson seché, considéré en Islande comme une friandise.
Et c'est comme ça que l'on se retrouve avec sur la table une tasse de café, du raisin sec enrobé de chocolat (raisinur) , une motte de beurre (Smörg) et du poisson seché emiétté.
Bon ! on va gouter.
Ca se mange bien, la technique est de prendre un petit morceau de poisson (ou d'arracher un morceau) d'y mettre du beurre dessus et hop ! On mange !
Ca à petit gout de crevette.

C'est apres cet "apero" bien different des gouts que l'on connais en France que l'on quitte pour la soirée nos voisin bien sympatique.
Il est tard pour commencer à cuisiner, on se dirige donc vers le centre ville pour aller manger un morceau.
On arrive en plein "runtur", sorte de parade automobile du vendredi soir, les jeunes se ballade en voiture dans le centre, pare-choc contre pare-choc la musique à fond et la biere à la main.
Pas de risque de nous confondre avec des Islandais, avec nos degaines de touristes on tranche un peu au milieu de cet univers branché de Reykjavik.
On fini donc par manger un fish and chips copieux pour 1000 kr par personne (c'est pas donné, mais ça fait du bien )
Puis la fatigue s'installe, apres s'etre balladé on fini par retrouver notre micro maison mobile.

Km du jour : 240 km

On the F35 again !

Jeudi 17.

Il fait toujours grand beau, on repart pour poursuivre l’autre moitié de la route 35.
La piste est toujours aussi caillouteuse, voir pire.
Normalement c’est aujourd’hui que l’on va traverser nos premiers gués, on se dirige donc vers les Kelingarfjoll.
Le premier gué est une formalité par contre en arrivant au second, l’histoire semble différente.
Déjà il y a 3 voitures qui attendent sur l’autre rive avec curiosité notre traversée.
Il y a plus de courant, le fond est trouble.
Un Français (décidément nous sommes nombreux cette année), vient chaussé de jambière de pécheur à ma rencontre pour me montrer la hauteur de l’eau.
Une trentaine de centimètres, mais localement il y a plus et le fond est très irrégulier
La deuche devrait pouvoir le faire, sauf qu’il nous reste 2 semaines encore, et casser la voiture maintenant n’est pas un bon calcul.
Le gros 4x4 de la rescue team qui arrive à notre hauteur nous propose de nous attendre, et de nous donner un coup de main s’il le faut.
Je décline l’invitation, c’est sympa mais ce n’est pas grave si l’on ne passe pas on a encore pas mal de choses à voir.
Je passerai tout de même la journée à me demander si oui ou non j’ai bien fait de ne pas tenter la traversée.
Aurél me rassure en me disant que si on avait cassé la voiture je serai à l’heure qu’il est en train de pester contre moi même…Elle n’a pas tord.

On rebrousse chemin et on continu à explorer les pistouilles qui partent de chaque coté de la route principale.
Souvent elles nous mènent devant un gué infranchissable pour la 2cv, d’autres au pied d’un glacier après 1 heure de cahots.
A chaque fois nous avons croisé la rescue team, à croire qu’ils doutent des capacités de notre voiture.
La réalité est qu’ils patrouillent partout, et comme on teste le moindre bout de chemin, on finit par se croiser souvent.
Bref c’est après une journée de poussière et de paysages grandiose que l’on débarque au bout de la 35 sur la cascade de Gullfoss.
On s’arrête plus par principe que par curiosité, en effet le site est relativement touristiques, et la cascade reste malgré tout moins impressionnante que dettifoss.
Comme Geysir n’est pas loin, on passe par ce site aussi.
On a de la chance, il n’y a pas grand monde, faut dire qu’il est pas loin de 20h.
Pour le coup, le geyser « Strokkur » est sympa à voir, toutes les 10 minutes une colonne d’eau bouillante jaillit à 15 mètres de haut.
On à beau l’avoir vu et revu en photo, en vrai c’est carrément autre chose.
Il faut désormais que l’on trouve un endroit pour dormir, le problème est que nous sommes dans un endroit pas mal peuplé et beaucoup de chemins mènent chez des gens.
Apres avoir tourné en rond pendant une heure on décide de se poser dans un camping complètement vide.
Le panneau dit que le gérant passe récupérer l’argent auprès des campeurs…espérons qu’il ne passera pas.



Km du jour : 160

Kjölur

Mercredi 16

Il est temps…nous sommes prêt, après tout ce que l’on à pus entendre sur son sujet, nous allons attaquer la piste 35 avec la 2cv !
Encore faut-il que l’on parte un jour, car cela fait 30 minutes qu’on attend devant une pompe essence.
Pas de problème au niveau de la voiture, mais un groupe de Français, curieux de la 2cv discutent avec nous.
La voiture rappelle des souvenirs de baroud a certains, épatent d’autres. « Vous dormez dedans ? »
Vient trois Italiens qui prennent la suite des Français, « hé ben, qu’est ce qu’elle a notre voiture, elle attire bien du monde aujourd’hui ? » On rediscute, faut pas nous pousser trop pour que l’on parte dans d’interminable explication sur l’age de la voiture, la préparation, notre parcourt, et puis c’est sympa de parler avec tous ces gens.
Bon, c’est pas tout ça, mais on va quand même faire le plein, ça va bien qu’il n’y à pas foule devant les pompes.

Nous voici donc en route pour le centre de l’Islande, la 35 défile devant nous.
Les paysages traversés sont fait d’herbe rase et de lac, les glaciers forment l’arrière plan.
Au fur et à mesure que l’on se rapproche du centre, la piste devient de plus en plus caillouteuse, ça secoue pas mal, les nids de poules sont partout, on ne croise que des 4x4.
L’arrivé à Kjölur à un petit coté Népalais, cairns de pierres noires, piste qui serpente au milieu d’un désert de rocailles, il n’y a qu’un léger souffle d’air, le temps semble arrêté.

L’arrivé à Hveravellir contraste avec le désert alentour.
Il y a une quinzaine de voitures garées, peut sont 2 roues motrices, mais surtout il y a tout un champ de sources d’eau chaudes.
Ca fume, ça siffle, et l’une des sources alimente un hot pot ou des gens s’y baignent.
Il est tôt dans l’aprèm, on établi notre camp à l’écart du parking, sur une place que nous on proposé les gardiennes du refuge.
Celles-ci sont des étudiantes Autrichiennes qui comme la plupart des étudiants Islandais font leurs « summer job » au service des touristes.

Apres la visite du site, on profite d’une baisse de fréquentation du hot pot pour mariner à notre tour.
L’eau doit être à 40°, on y restera près de 2 heures à discuter avec d’autres Français.
C’est sans doute le site que l’on a préféré, le dépaysement est total.
Il est 23h30, le soleil est passé derrière l’horizon, les couchers de soleil durent 4 heures en Islande.
Et comme nous sommes courageux on retourne au hot pot à minuit passé, la température de l’air est passé sous les 10°, mais une fois dans l’eau c’est le bonheur.

Km du jour : 100

22.11.06

Les phoques se dorent la pillules

Mardi 15

Le temps semble s’être calmé ce matin.
Etant donné que nous ne sommes pas loin de la péninsule de Vatnsness, on décide d’y aller voir les colonies de phoques.
Bien sur, pas par le chemin le plus court.
On s’arrête donc faire le plein à Varmahlid, la station possède deux types de pompe, l’une discount et l’autre normale.
La différence entre les deux est qu’a la discount on se sert soit même.
On remonte vers Saudarkrokur, c’est une petite ville côtière, avec de grande plage de sable et de galet noir. On manque de s’ensabler en accédant avec la deuche à l’une de ces plages pour y manger.
C’est le ventre plein que nous reprenons la route en direction des montagnes par la route 744.
C’est une piste en terre sur laquelle ils font des travaux, a mon avis cette route sera bitumée bientôt.
En attendant le passage au milieu des travaux demande un peu de concentration, les engins de chantier, les ornières profondes et les flaques de boues rythmes le trajet.
C’est donc une voiture mouchetée de boue que les habitant de Blonduos verront passer, et c’est 1 heures plus tard que nous attaquons la piste qui fait le tour de la péninsule.
L’endroit est reposant, on s’arrête sur un petit parking en contrebas de la route.
Une mer d’huile s’offre a nous, il y a quelques fermes abandonnées qui servent d’abris aux moutons.
Et au loin, une colonie de phoques bronze au soleil.
La chaleur, le calme, le ballet des sternes de l’arctique, l’absence du bruit de la mer, on se surprend à chuchoter.
En tout cas, tout est fait pour que l’on y reste quelques heures, on aurai presque envie de rester dormir ici.
L’observation des phoques se fait à la jumelle, un petit bras de mer nous séparent de leur lieu de repos.
On se résout à quitter cet endroit, et l’on retourne sur Blonduos pour y passer la nuit.
Le camping et assez bien équipé pour son prix, sanitaires tout neuf, eau chaude, pour 500 isk par personnes.


Km du jour : 300

Vers Siglusfjödur !

Lundi 14

Grosse journée.
Après avoir quitté la région de Myvatn, on roule en direction d’Akureyri la capitale du nord.
En chemin on passe prés Godafoss « la chute des dieux ».
Cette chute d’eau est fort jolie, mais nettement moins impressionnante de Dettifoss, on reste un peu sur notre faim
Qu’importe ! Il n’y à pas que des cascades a voir, et au lieu d’aller tout droit vers Akureyri on décide de faire un détour pour voir les anciennes fermes de Laufàs.
Ce sont d’anciens habitats traditionnels reconstitués, les murs sont en tourbe, la façade en bois et le toit est recouvert d’herbe.
Le vent s’est levé, et la température tombe d’un coup.
On fini par arriver à Akureyri, on mange un bout sur le parking, avec notre 2cv, nos dégaines de baroudeurs crade et nos soupe cuisiné au réchaud à essence, les Islandais doivent se demander de quel pays sous développé on vient.
La visite de la ville permet de reprendre contact avec la civilisation, l’atmosphère de la ville à un petit quelque chose de « pays de l’est », sans doute due aux façades un peu ternes et le ciel gris.
On profite de la bibliothèque pour envoyer quelques mails, puis on passe se ravitailler au supermarché Bonus du coin.
Ca fait plaisir de retrouver des prix à peu prés convenable le yaourt par exemple passe de 90 isk à 50 isk soit 50 centimes d’euros.
Les soutes de la deuche sont pleines de victuailles, on peu donc reprendre la route.
L’objectif est de rallier Siglüsfjördur, mais au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans les montagnes le temps devient plus sombre et la pluie de plus en plus importante.
Bref on ne voit rien du paysage, la route en terre ruisselle et c’est très tardivement que l’on arrive à destination.
L’endroit est assez glauque, il n’y a personne, il pleut et le camping est une espèce de pelouse détrempée coincée entre le port et le centre ville.
On hésite, il est 21h00 il fait jour mais les condition pour cuisiner ne sont pas top et le soi-disant camping gratuit ne l’est pas.
Allez, on ne reste pas ici, on reprend la route.
Une heure de route supplémentaire pour dénicher un camping gratuit et sortir de la pluie à Hofsos.
On cache la 2cv derrière une rangée d’arbustes, et c’est avec du pain de mie et du fromage à tartiner aux tomates que l’on terminera cette journée.

km du jour : 350

Myvatn !



Dimanche 13

On arrive au lac Myvatn par le nord ouest, il y a quelques fermes géothermiques aux serres fumantes qui jalonnent la route.
Cette journée de dimanche sera sous le signe du cratère.
On commence par visiter le site de Skùkustadir et ses dizaines de cratères, puis on enchaîne sur l’énorme cratère Hverfell avec entre temps, une petite pause au bord du lac, le temps de prendre contact avec les nuées de mouches
Vu panoramique au sommet, un sentier fait le tour du cratère, on redescend au moment ou le ciel commence à s’assombrir.
Pour terminer la journée, on passe voir la grotte remplie d’eau chaude non loin de la.
Trop chaude pour la baignade.
Retour au camping de Vogar.



Km du jour : 60.

baleines !

Samedi 12


Réveil sous le soleil.
On part se balader sur le canyon, pendant que notre caméscope recharge pour 50 isk, et notre première lessive sèche dans les armoires ventilées misent à disposition des campeurs.
La vue est sympa, mais reste classique.
En tout cas on à beau temps, il fait presque chaud.
La rando terminée, on récupère le caméscope est les fringues, on redémarre la deuche, direction Husavik.
On s’arrête en chemin pour manger un morceau pas loin de la mer, face a nous il y a l’arctique.


Arrivé à Husavik, il est 16h.
Ici c’est la capitale du « Whales watching », on prend donc nos billets pour le prochain départ, on va observer les baleines.
C’est vraiment le truc a touristes, mais passer à coté sans faire d’excursion serait dommage.
En tout cas durant ces trois heures en mer on aura eu le temps de voir une douzaine de baleines. Vraiment sympa !


De retour sur terre, on retrouve notre bolide.
On compte retourner à Myvatn , mais il commence à faire tard, on s’arrêtera en route sur une petite aire de repos au bord d’une piste.
Avantage de notre deuche camping car, pas de tente à monter.
Le coin n’est pas trop passant, et la vue donne sur une vallée où coule une rivière.






Km du jour : 100

17.11.06

En route vers le Nord !


Vendredi 11


Notre objectif premier était de passer par le nord, on reprend donc la route pour récupérer la piste de Dettifoss.
Etant donné que l’on passe pas loin du site éruptif de Krafla, le détour s’impose.

Le site est vraiment impressionnant, les coulées de laves sont encore fumantes.
Le vert, côtoie le noir et l’ocre.
Il y a pas mal de touristes dans le coin, mais la taille du site disperse un peu le monde.
On quitte cette atmosphère de fin du monde, pour reprendre la route en direction de Dettifoss.

C’est après 40km de tôles ondulées que l’on atteint la plus puissante des cascades d’Europe.
Et c’est vrai qu’elle en impose, 500 mètres cube par seconde de débit, 44 mètres de haut, presque autant de large.
Et nous, nous avons les pieds au bord du gouffre, on pourrai tester la température de l’eau du bout des orteils si l on voulait.
La chute d’eau est hypnotique, il ne fait pas bon la regarder trop longtemps, on part donc pour une courte marche vers l’autre chute d’eau du coin : Selfoss.
C’est après cette cure d’embruns que la journée se poursuit en 2cv, direction le canyon d’Asbyrgi au nord.
Il se fait tard, et la faim commence à se faire sentir.
On décide de tester la boustifaille dans une des ces fameuses station service multi fonctions.
Ambiance route 66, il n’y à personnes au alentour, juste la route qui passe devant, 2 motos d’enduro et un pick-up garé sur le parking.
On pose la deuche à coté des motos
Elles appartiennent à deux Italiens qui étaient avec nous sur la bateau, on discute, ils restent toujours épatés par la 2cv.
Sur leurs conseil, on prend la soupe au légumes, 700 isk le bol avec du pain et du beurre c’est pas donné mais ça fait un bien fou, et elle est très bonne ce qui ne gâche rien.
On est installé sur des banquettes en skaï, table en formica équipées de ketchup et saliere.
Sur la TV il y à une retransmission d’un meeting d’athlétisme, qu’un Islandais à la casquette militaire sur le font regarde en sirotant un coca.
On va se poser au camping au pied du canyon, les bruits resone autour de nous.
Il y à pas mal de monde, surtout des Islandais a bord de leurs énormes camper.

Km du jour :105

14.11.06

Islande nous voici !

Jeudi 10.

On débarque en Islande ! Sous un plafond nuageux assez bas.
Le port de Seydisfjordur semble trop petit pour le ferry.
On gare la voiture pour s’occuper des coté administratif : chercher de l’argent liquide, prendre des infos à l’office de tourisme.
Au moment de récupérer la deuche, je constate qu’un des pneus arrière est à plat, ça commence bien !
En 500 mètres, du bateau à notre place de parking on a réussit à rouler sur un clou.
Changement de roue (nous avons 2 roues de secours) et en route !

Il y a un col à passer, on passe au dessus des nuages à coup de seconde et parfois de première vitesse, c’est qu’en Islande les montées atteignent régulièrement les 20%.
Arrive très rapidement la première piste (enfin, route non goudronnée), notre objectif est de monter un peu au Nord pour aller voir les falaises aux oiseaux, mais la route ressemble de plus en plus à de la tôle ondulée.
La deuche est tellement secouée que l’on décide de couper par des pistes secondaires pour retrouver la route circulaire bitumée, de peur de casser quelques choses le premier jour.
Etant donné que c’était notre première expérience de tôle ondulée on s’est laissé impressionner par le bruit des vibrations, la suite du voyage laissera une bonne part aux pistes.
On roule donc jusqu'à Myvatn, la route traverse de larges entendus aride et noire, l’atmosphère est particulière. Il n’y a rien autour de nous.
On profite de ce décor lunaire pour aller faire un tour en voiture au centre d’un volcan, une piste chaotique nous y mène. Premier test tout terrain de la voiture, ça passe !
Avant d’arriver sur Myvatn, on est attiré par les fumeroles en contrebas de la route, un arrêt s’impose.


Nous voici sur le site de Namajfall, la terre est ocre/rouge et jaune soufre, des mares de boues bouillonnent, de la fumée s’échappe du sol, et une odeur d’œuf pourri envahi l’atmosphère.
Ca ne fait pas une journée que nous sommes arrivé et déjà on en a plein la vue (et le nez).
Premier camping en Islande à Vogar pas loin du lac Myvatn, une sorte de terrain vague avec une cabane qui fait office de sanitaire au milieu du terrain, douche sulfureuse gratuite (du moins inclues dans le prix).

km du jour : 250

Iles feroé !

Les feroés : Lundi 7 août.

C’est au petit matin que nous accostons aux Iles féroe .
Pour l’aller nous avons 2 jours d’escale sur ces îles perdues au milieu de la mer du Nord.
Le temps est tout gris, et il pleuvine.
On fuis la capitale qui bien que modeste (16000 habitant) nous donne pas envie de s’arrêter on veut du sauvage et du panorama.
Direction le nord de l’île d’Esturoy, et première visite d’un village local du nom d’Eidi.
On constate qu’il n’y à ni banque, ni commerces d’ouvert.
On jette un œil au camping, un sorte de place caillouteuse battue par le vent, bof.
Visiblement il y a un autre camping plus au nord, on passe par un petit col pour ensuite basculer sur des fjords.
Au fond d’une petite vallée, se trouve Gjögv, un petit village paumé qui ne manque pas de charme.
Les maisons sont colorées et donnent sur la mer, le ciel se dégage laissant le soleil apparaître, c’est décidé on reste ici pour l’après-midi.
Petite visite au camping, il est assez sympa, mais surtout on a accès à une cuisine commune, il y a un petit salon et bien sûr des douches, le tout dans une grande bâtisse au toit recouvert d’herbes.
De chaque coté du village, il y a des falaises, l’une d’elle se gravit sans problème et permet l’observation des macareux.
On rencontre à nouveaux pas mal de monde, des Français, mais aussi des Danois, des Allemands.
Le lendemain, le réveil est maussade, il pleut et surtout il y à un vent épouvantable, la visite des féroe tourne à l’expédition.
Il y a tellement de vent dans les fjords que la deuche penche sous la pression.
Le vent de face nous oblige à passer la première vitesse dans certaines montées. Bref on retournera rapidement au camping pour profiter du salon, en dégustant un thé bien au chaud.
Nous sommes le 9 aout, aujourd’hui on reprend le ferry pour l’Islande.
Cependant, un Danois me fait observer qu’un de mes feux arrière ne fonctionne pas, et question sécurité ce n’est pas terrible (on roule feux allumés jour et nuits aux Feroés et en Islande).
En voulant changer l’ampoule je constate que le fil est en fait dessoudé de la cosse.
Un allemand fan de 2cv vient à ma rescousse, il mettra un point d’honneur à m’aider dans cette réparation.
En fait une partie du faisceau arrière déconne et l’autre feu commence à présenter les mêmes symptômes de dessoudage…
Tout sera démonté sous la pluie, et ressoudé chez l’habitant, 2 heures de boulot auront été nécessaire pour venir à bout de ces problèmes de connectiques et de vis rouillées indémontables, je me maudit d’avoir voulut économiser 2 feux arrière récent.
Il nous reste 2 heures avant l’embarquement, pas de temps à perdre, en route pour le port de Torshavn.
Ce dernier trajet en bateau fut relativement houleux, la mer bouge pas mal, mais le mal de mer ne nous touchera pas.

Km sur les iles : 250

1.11.06

depart !

Le départ : Mercredi 2 août .

Nous sommes à Lille le mardi 2 août et il est 15h…C’est pas le plus tôt qu’on ai fait pour affronter les kilomètres d’autoroutes.
On a 4 jours devant nous pour monter au Danemark, le ferry part d’Hanstholm le 5 Août à 19h.
Nous traversons donc la Belgique, la Holande et l’Allemagne sur 2 jours et uniquement sur l’autoroute. Autant dire que la circulation est dense et la deuche ne fait pas le poids face aux grosses berline et autre camions trop puissant.
Pour rendre le voyage encore plus laborieux, la pluie s’en mêle lors de notre passage en Allemagne, et c’est derrière une colonne de camion en épongeant l’eau qui ruisselle à bord que l’on visitera ce pays.
Arrivé au Danemark le troisième jours, en quittant l’autoroute on quitte progressivement la pluie, ça fait pas de mal et les éponges vont pouvoir sécher un peu.
Avec le soleil qui revient, le stress commence lui aussi à s’échapper, on profite des petites pistes aux milieux des dunes pour s’offrir une bonne pause en bord de mer.
Il nous reste 100km à faire pour le dernier jour, c’est donc tranquillement que l’on se dirige vers Hanstholm.
1300 km viennent d’être parcourus depuis le départ de Lille, et déjà la deuche nous a permis de rencontrer du monde. Une famille Danoise fan de 2cv vient nous retrouver au camping pour prendre la voiture en photos, c’est le début d’une longue série, car tout le long de ces 5 semaines la deuche sera prise en photo chaque jours par des fans, des curieux, des nostalgiques, des admiratifs…

Comme on à un peu de temps devant nous, on s’avance vers le check-in pour se renseigner sur l’heure d’embarquement.
Et la, on nous apprend qu’il nous manque le premier billet, celui qui doit nous permettre de faire Hanstholm-Torshavn, pas possible d’embarquer.
Glups ! 1300 km, et encore 5 semaines devant nous, on va pas s’arrêter la !
Direction les bureaux de la smiril-line à 500 mètres de là, on explique notre problème, ils regardent dans leur base et confirme notre inscription.
Ils avaient oublié de joindre le premier billet, ouf ! Tout rentre dans l’ordre et c’est soulagé que nous nous garons dans la zone d’embarquement.
S’en suit d’une attente de prés de 3 heures, le ferry n’étant pas encore arrivé.
On en profite pour discuter avec les passagers des autres voitures, l’ambiance est détendue.


Pôôôôôt ! Voici le ferry, Aurelie me laisse dans la deuche et monte à bord, accompagnée des épouses et autres copilotes qui voyagent avec nous.
Les hommes (principalement) restent à quai pour charger les voitures dans le ferry.
La deuche garée au milieu de véhicules de toutes sorte (4x4 de baroud, voitures classiques, camping car, camion de paris-dakar et autre land-rover plus ou moins trafiqués).
Je retrouve Aurél sur le pont, nous voici partis pour l’aventure.

2 jours de navigation et de tangage, la vie à bord du ferry n’est pas la plus palpitante, mais les rencontres sont sympas.
Il y a beaucoup de Français, merci le dépaysement.
En tout cas, ça permet de discuter de notre but à tous : L’Islande.
Trois questions reviennent souvent lorsque l’on parle avec les gens : Vous venez d’où ? Combien de temps restez vous en Islande ? Et quel véhicule avez-vous ?

Km total : 1300.

19.9.06

Introduction




Un an de preparation, une voiture achetée pour l'occasion et une petite negociation pour obtenir le droit de prendre 6 semaines de vacances, pour se retrouver fin juillet 2006 la voiture chargée, les reservoirs pleins...en route !